Protection de l'enfance : 300 établissements accompagnés par l'Anact pour renforcer l’attractivité des métiers

Réalisations - Publié le 23 février 2026 - Modifié le 23 février 2026

Avec le soutien de la Direction générale de la cohésion sociale (DGCS), l'Anact a déployé un dispositif d'expérimentation de 2023 à 2025 à destination des établissements de la protection de l'enfance pour les aider à mieux recruter et fidéliser leur personnel. La méthode : partir de situations de terrain pour enclencher un dialogue avec les équipes et trouver collectivement des solutions aux problèmes rencontrés.

Dialogue social, intégration des nouveaux, parcours professionnels, coopération interservices… autant de sujets d’actions mis en œuvre durant ces accompagnements, et qui ont contribué à la qualité de vie et des conditions de travail et à l'attractivité des établissements. 
Cette expérimentation nationale a débouché sur la publication de ressources et outils opérationnels consultables en ligne.

Une expérimentation d'envergure

300

établissements de la protection de l'enfance accompagnés

24

mois d'expérimentation dans le secteur

3,5 j

durée moyenne d'intervention 

Visuel PDE

Absentéisme, turnover, usure professionnelle... Si les manifestations et les causes des difficultés de recrutement et de fidélisation des professionnels de la protection de l'enfance sont multiples, agir sur la qualité de vie et des conditions de travail (QVCT) des équipes peut changer la donne. 

Face aux tensions complexes que connait la Protection de l'enfance, l'Anact a construit un programme à 3 échelles : 

  • Des interventions dans les établissements pour faire le point sur les pratiques en matière d'attractivité de la structure et soutenir la mise œuvre de nouvelles mesures en faveur d'un travail dans de bonnes conditions et ainsi contribuer au renforcement de l’attractivité des métiers.
  • Le soutien aux dynamiques de territoire pour favoriser l’échange de pratiques entre professionnels.
  • La mobilisation des acteurs nationaux et territoriaux du secteur (pouvoirs publics, fédérations, branches professionnelles) sur les problématiques de terrain en associant les acteurs de proximité, de l’emploi et de la formation.

Cette démarche menée de façon participative a mobilisé équipes éducatives, direction, instances représentatives du personnel (dont le CSE) de l'établissement pour imaginer et tester, en conditions réelles, des leviers concrets d’amélioration des conditions de travail. Selon les situations, les mesures ont pu, par exemple, avoir des effets sur l’intégration des nouveaux, le maintien en emploi, la montée en compétences, la prévention de l’usure professionnelle, les coopérations, le dialogue social...

Quatre leviers clés tirés de l'expérimentation

  • Faciliter les échanges : il s'agit de redonner du pouvoir d’agir grâce à la discussion collective sur la réalisation du travail pour retrouver la confiance mutuelle, faire évoluer les pratiques managériales plus à l’écoute des professionnels de terrain et mieux reconnaitre ainsi  les métiers.
  • Faire de la QVCT un projet commun et partagé pour favoriser un pilotage concerté entre direction, RH, manageurs, CSE et équipes de terrain ainsi qu’une intégration plus structurée des nouveaux arrivants.
  • Mieux prendre en compte les retours du terrain. Ecouter les travailleurs, reste un levier d’attractivité encore sous‑estimé pour réduire le turn‑over, renforcer le sens et l’engagement des équipes, et valoriser les fonctions support.
  • S’appuyer sur le territoire pour diffuser : le maintien de dynamiques avec des acteurs territoriaux permet de mutualiser les outils, valoriser des réussites locales et inspirer d’autres structures à entreprendre des actions QVCT.

Des ressources à consulter pour passer à l’action

En permettant aux professionnels de parler de leur travail et de co‑construire les solutions, nous avons vu se transformer les pratiques QVCT dans des établissements au service à la fois des professionnels avec de réels effets sur la qualité d’accueil des enfants bénéficiaires.

Philippe Goulois, pilote national du programme expérimental

Ce projet a été financé par la Direction générale de la cohésion sociale et s’inscrit dans la stratégie de refondation de la protection de l’enfance portée par le gouvernement, visant à renforcer l’attractivité des métiers et la qualité de l’accompagnement des enfants confiés.